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Ablette

 

Alburnus alburnus  est une espèce de la famille des cyprinidés.


Description

C’est un petit poisson de 10 à 15 cm, fin et élancé. Certaines ablettes atteignent parfois, mais très rarement, 20 cm. Ses flancs sont argentés aux reflets verdâtres ; ses nageoires sont transparentes ; sa bouche est orientée vers le haut.

L'ablette possède un corps mince, un dos bleu-vert et des flancs argentés. Sa bouche est plutôt grande et est orientée vers le haut, avec une mâchoire inférieure qui dépasse légèrement celle supérieure.
Elle vit en surface où elle trouve des insectes.


Habitat

L’ablette fréquente les cours d’eau lents, les lacs et les étangs. Elle affectionne la surface éclairée de l’eau et apparaît en bancs souvent importants. A noter que sa présence indique une eau de bonne qualité. Elle n’aime pas trop, par contre, les eaux troubles ou trop envahies par la végétation.


Moeurs

Vers l'âge de trois ans, l'ablette commence à se reproduire. La période de frai se déroule d'avril à juin lorsque la température de l'eau est à environ 15°C.La femelle dépose de 5.000 à 7.000 oeufs, en plusieurs fois, sur un fond de graviers ou de plantes aquatiques près des berges. Ils éclosent après 2 à 3 semaines. La croissance des alevins est lente. Elle peut durer de 6 à 7 ans.

A noter des hybridations possibles avec le Chevesne, le Gardon, le Rotengle et la Brème.


Régime alimentaire

Omnivore, l'Ablette se nourrit en rivière, principalement de larves d'insectes aquatiques et aériens dérivants sur l'eau.

Ses principaux prédateurs sont les poissons carnassiers tels que le brochet ou le sandre, et les oiseaux piscivores comme le héron ou le cormoran.


Statut et répartition

L'ablette est présente partout en Europe à l'exception de la Finlande et de la Norvège, et au sud de l'Espagne, du Portugal et de l'Italie centrale.


Le saviez-vous ?

Le mâle se couvre de boutons nuptiaux à la période du frai.


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Alose

 

L'alose (genre Alosa) est un poisson anadrome de la famille des Clupeidae, qui comprend également la sardine et le hareng, notamment. On trouve les espèces Alosa alosa (alose vraie) et Alosa agone (alose feinte) dans les eaux littorales et continentales des façades de la Manche et de l’Atlantique ainsi que dans les estuaires de la façade atlantique, particulièrement celui de la Gironde.


Description

Les Aloses ressemblent aux harengs. Leur corps fusiforme et argenté ne possède pas de ligne latérale, leur nageoire dorsale est courte et la nageoire caudale est échancrée. Le corps couvert d’écailles est orné de taches noires (6 à 10 pour l’alose feinte et 1 à 5 pour la grande alose).

Une épaisse membrane recouvre l’avant et l’arrière de l’oeil. Leur taille à l’âge adulte se situe autour de 65 à 70 cm.


Habitat

Elles vivent en mer et se reproduisent en eau douce (voire en eau saumâtre) dans la partie haute des estuaires pour l’Alose feinte et beaucoup plus haut pour la grande alose (on la retrouve jusqu’à Vichy).

Les deux espèces sont plutôt côtières à l’âge adulte, mais la grande alose s’éloigne généralement plus; on la trouve jusqu’à 70 mètres de profondeur, contre 20 mètres pour l’alose feinte. Les adultes restent ainsi en mer de 2 à 6 ans, puis ils retournent dans leur cours d’eau d’origine pour frayer.


Moeurs

Les aloses vivent en bancs tout au long de leur vie et de leur migration.

Une reproduction mouvementée : Celle-ci a lieu de mai à juin, mais parfois plus tard encore jusqu’à septembre ; elle remonte le cours des fleuves côtiers et de leurs affluents pour s'y reproduire.

Après une migration plus ou moins longue, les oeufs sont déposés sur des plages immergées de sable grossier. L’acte de ponte est tout aussi impressionnant que la migration elle-même. En effet, la nuit tombée, les adultes entament une parade nuptiale surprenante, formant une ronde tout en frappant la surface de l’eau de leur queue. Une femelle pourra pondre ainsi de 50 000 à 200 000 oeufs en plusieurs fois. Malheureusement peu d’adultes parviendront à retourner en mer et ce sont les grandes aloses qui paieront le plus lourd tribut, car se reproduisant le plus loin de l’estuaire.

De l’éclosion à la dévalaison : Les oeufs des aloses n’écloront qu’à une température supérieure à 15°C. C’est à cette condition que naîtront de petits alevins vésiculés. S’ils ne rencontrent pas de prédateurs, en seulement 15 à 20 jours les alevins deviendront de petites aloses (appelées encore «alosons»). Il n’est alors pas rare de voir évoluer de petites aloses, nageant au milieu de bancs d’ablettes. Seulement quelques mois plus tard les aloses se regroupent pour descendre vers la mer, on appelle cette période la dévalaison. Certaines restent jusqu’à 2 ans en estuaire avant de rejoindre la mer.


Régime alimentaire

Les aloses se nourrissent d’un peu toutes les proies vivantes pourvu qu’elles soient de la bonne taille.

En eau douce : Le régime alimentaire des Alosons (petites aloses) est essentiellement constitué de larves d’insectes aquatiques ,de daphnies et petits crustacés. Les aloses adultes cessent de se nourrir dès leur retour en eau douce.

En eau saumâtre : Les jeunes aloses consomment des petits crustacés, des alevins de poissons et quelques insectes en dérive.

En mer : Le régime alimentaire évolue peu:quelques crustacés auxquels viennent s’ajouter des petits poissons (lançons, sprat, nachois…)


Statut et répartition

L’aire de répartition des deux espèces qui nous concernent s’étend de la Norvège jusqu’au Maroc.

En Bretagne, seuls quelques cours d’eau sont occupés par l’alose…

L'alose feinte est également présente en mer Méditerranée.


Le saviez-vous ?

On peut généralement connaître l’âge des aloses grâce à la lecture de leurs écailles (scalimétrie).

L’alose est un poisson comestible à la chair savoureuse et très recherchée. A rejeter si vous n’aimez pas les poissons avec trop d’arêtes.


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Barbeau Fluviatile

 

Le "Barbus barbus" appartient à la famille des Cyprinidés.


Description

Le corps, arrondie et fusiforme, épaissi vers l'avant, donne l'impression d'une puissance peu commune chez un cyprinidé. Le barbeau est battit pour lutter contre les courants les plus rudes. La tête massive et conique surbaissée se termine par une bouche située en position infère et entourée de lèvres épaisses, charnues, cartilagineuses de couleur blanche avec quatre barbillons qui lui a valu le nom de "barbu, barbillon, moustachu". Elle lui servent d'organe du goût et du toucher extrêmement sensible situés sur la mâchoire supérieure, qui déborde nettement l'aplomb de la mâchoire inférieure. Les deux plus longs sont implantés à la commissure des lèvres, les deux plus courts à l'avant du museau. Les yeux petits sont positionnés vers le bas. La nageoire dorsale est située à l'aplomb des pelviennes. Surélevé elle est dotée d'un premier rayon dentelé. Le pédoncule caudal, large, se termine par une nageoire caudale bien échancrée. La ligne latérale et bien visible. Les nombreuses écailles bien remarquables sont solidement fixées. Le dos brun sombre tranche avec les flancs verdâtres à reflets dorés et le ventre blanc.


Habitat

Le barbeau commun est présent dans de nombreuses rivières et lac d'Europe centrale et occidentale. Il s'étend jusqu'à la mer noire et le sud de l'Angleterre. Absent en Italie, l'Espagne, La Grèce et la Yougoslavie. En France on le trouve partout à l'exception de certains bassins côtiers, de la Manche, de l'Atlantique et la bretagne.

Il existe une espèce de barbeau migrateur de la mer Caspienne et la mer d'Aral "Barbus capito" et "Barbus brachycephalus"dit le barbeau à courte tête qui mesure couramment le mètre. Un poisson record de 120 cm pour un poids de 22 kg a été capturé. Le barbeau est défini dans la troisième zone dans la classification de Huet qui donne la liaison entre la zone à ombre et la zone à brème en aval. Elle répond à des eaux encore saines sur des courants larges et puissants succédant à de profondes fosses.

Le barbeau insatiable d'oxygène, remonte fréquemment sur le cours supérieur et envahie le territoire a truite. Il est cependant absent des torrents d'altitudes. Il affectionne la présence de graviers, de galets, de sable et de gros blocs rocheux derrière lesquels il s'arrête volontiers. On rencontre souvent quelques individus en laval des piles de pont. L'hiver, dès la température descend, il regagne les profondeurs.


Moeurs

Grégaire le barbeau vit en bancs de plusieurs individus variable selon la taille. Il est facilement remarquable aux reflets brillants renvoyés par les flancs des poissons qui exercent des demis tours pour rechercher sa nourriture. Très bon nageur, il patrouille souvent d'amont vers l'aval de quelques mètres en quête d'une proie. Il monte rarement en surface.

Le barbeau commun ou "barbeau fluviatile" mesure 30 à 60 cm en moyenne pour un poids de 300 g à 3 kg. Le barbeau méridional ou "barbeau truité" de taille plus petit mesure que 20 à 40 cm pour un poids de 200 g à 1 kg.

La maturité sexuelle est atteinte à 4-5 ans chez le mâle et 6 ans chez la femelle. Le frai se déroule de mai à juillet selon la température de l'eau. Elle s'organise souvent par des migrations de plusieurs dizaines de kilomètres pour retrouver des secteurs favorables à la ponte, à fonds de graviers propres, peu profond et filtrés par des eaux saines et bien oxygénées. Il est fréquent de remarquer plusieurs petits mâles convoiter une femelle, pressée de féconder les oeufs. La femelle dépose 3000 à 8000 oeufs transparent en plusieurs fois d'un diamètre de 2 mm qui incube en 15-20 jours.


Régime alimentaire

Omnivore à tendance carnivore le barbeau est très sélectif dans la façon de s'alimenter. Il se nourrit principalement sur le fond en retournant a l'aide de son solide museau les galets, à la recherche d'invertébrés, larves d'insectes, vers, mollusques, crustacés,oeufs de poissons et petits alevins mais aussi des micro-organisme et des algues planctoniques. Il consomme également divers débris végétaux et organiques qui dérive au gré du courant. Il arrête de s'alimenter lorsque la température de l'eau approche les 0°C et tombe en semi léthargie dans les grands fonds.


Statut et répartition

On le trouve dans des eaux claires et sur des fonds de graviers. Le barbeau commun est le plus répandu. Il a 3 cousins qui sont :
- le barbeau méridional (plus petit et avec des petites tâches sur les flancs)
- le barbeau ibérique (bien plus petit et plus fuselé)
- le barbeau italien (20 à 40 cm et robe plus sombre que le commun)


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Anguille

 

Anguilla anguilla appartient à la famille des anguillidés.


Description

Le corps est serpentiforme et recouvert d’une peau épaisse dans laquelle s’imbriquent de minuscules écailles ovales. Les nageoires pectorales sont bien développées. Les nageoires caudale, anale et dorsale sont soudées. L’anguille mesure habituellement entre 50 cm et un mètre de long mais elle peut atteindre 1 mètre 50 et peser jusqu’à neuf kg.

Comme souvent chez les poissons, les gros individus sont des femelles. Dépassant difficilement 50 cm de long, les mâles sont ici le sexe faible ! On a cru parfois qu’il existait plusieurs espèces, tant son allure évolue. En période de croissance, elle a le dos brun et les flancs à dominante jaune.

Avant la migration de descente en mer, qui s’effectue en août et septembre, voire en octobre, elle se métamorphose en anguille d’avalaison : les flancs prennent une couleur argentée et le dos devient noir, la tête s’affine, les yeux grossissent.

L’anguille a une durée de vie de 10 à 15 ans. Elle ne peut sauter la moindre chute et lutter contre un courant de 1.5 m/s mais elle est capable de reptation sur certaines parois rugueuses humides.

Avec son corps longiligne, qui ondule dans l’eau lorsqu’elle nage, l’anguille ressemble beaucoup à un serpent.

Mais, il s'agit bien d’un poisson à la chair d’ailleurs très délicate.

Il est difficile de se saisir d’une anguille car son corps est recouvert de mucus qui la rend glissante entre les mains.


Habitat

En plus des rivières, les anguilles colonisent volontiers les étangs, les canaux, les lacs et les ruisseaux grâce à leur aptitude à communiquer entre elles.

L’anguille est une habitante de l’ombre qui passe le plus clair de son temps cachée dans des obstacles, à l’abri de la lumière.


Moeurs

Personne n’a jamais vu le ballet nuptial de ce poisson même si tous les scientifiques s’accordent à le situer dans la mer des Sargasses, au large de la Floride. La femelle libérerait jusqu’à un million d’ovules qui pour être extraits de son corps auraient besoin de la pression exercée uniquement dans ces grandes profondeurs.

Les premières traces des alevins apparaissent quelques semaines plus tard. Les nouveau-nés se laissent porter par les courants chauds du Gulf Stream. Une fois arrivées sur nos côtes, après 2 à 3 ans, les petites anguilles, appelées « civelles » qui atteignent alors la taille de 6 à 7 centimètres, remontent à la surface en se rapprochant des estuaires. Les mâles resteront pendant tout leur séjour sur les premiers kilomètres des fleuves et rivières, tandis que les femelles, plus grosses et plus puissantes, tenteront de remonter jusqu’aux sources si celles-ci n’excèdent pas 1000 m d’altitude.

Au terme de leur maturité sexuelle, 8 à 10 ans pour les mâles et 12 à 15 ans pour les femelles, les anguilles descendent vers l’Océan et rejoignent leur lieu de naissance pour donner la vie à leur tour. Durant ce périple de plus de 6 000 km qui dure de 6 à 10 mois, la maturité sexuelle se poursuit à grande profondeur. Après la reproduction, les anguilles semblent mourir.


Régime alimentaire

L’anguille est un prédateur et un charognard qui se nourrit principalement la nuit et utilise pour cela son odorat très développé. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’anguille n’est pas difficile.

Chez cette opportuniste, tout fait ventre : poissons, écrevisses, escargots d’eau, vers, insectes aquatiques et aériens, déchets divers et variés... La seule limite est leur taille, car l’anguille est dotée d’un bon estomac mais d’une petite bouche ! Quand le menu est riche, elle peut se montrer difficile, voire tatillonne, mais lorsque les temps sont durs, aucune proie potentielle n’échappe à son flair, digne des plus fins limiers.

L’anguille nage près du fond afin de trouver sa nourriture.

Le jour, elle reste dans des crevasses qui la protègent de la lumière.

L’anguille dont les mâchoires sont munies de dents coupantes n’hésite pas à mordre quand on essaye de la saisir.

Une anguille jaune ou argentée se nourrit de poissons, d’amphibiens, de crustacés, d’insectes ou de vers.


Statut et répartition

L’anguille est une espèce autochtone des cours d’eau de l’Atlantique, de la Manche, de la Mer du Nord et de la Méditéranée.

Actuellement, de nombreux indices montrent que l’espèce est en voie de régression ou de disparition : diminution de la capture de civelles, diminution des densités d’anguilles dans les zones amont des bassins-versants.


Le saviez-vous ?

La peau d’anguille est si résistante qu’elle était autrefois utilisée pour réaliser des ceintures ainsi que l’articulation des fléaux.


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Barbeau Méridional

 

Le barbeau méridional (Barbus meridionalis) est un poisson cyprinidé du genre Barbus.


Description

Son corps est allongé et épais, sa peau est couverte d'écailles assez grandes. Il a une tête comique, un museau plus trapu que le barbeau fluviatile, et possède 4 barbillons.

Le premier rayon de la nageoire dorsale est ossifié mais non dentelé sur son bord postérieur (contrairement au barbeau fluviatile). Il mesure 20 à 30 cm et pèse entre 300 et 500 g. Il possède de nombreuses tâches brunes.


Habitat

Le barbeau méridional préfère des eaux fraîches et bien oxygénées mais supporte bien une eau réchauffée et une baisse d’oxygène.


Moeurs

Le barbeau méridional ( Barbus méridionalis ) a des moeurs très voisines de celles du barbeau commun mais n' atteint pas des tailles aussi fortes puisqu' il ne mesure que 20 à 40 cm pour un poids qui ne dépasse pas la demi-livre. Il porte des taches sur les flancs, qui l' ont fait surnommer, à tort, " barbeau truité ".

Il vit en bancs au fond de l'eau, sur des substrats fermes. Il est particulièrement résistant aux assecs partiels des rivières méditerranéennes.

Le barbeau méridional se reproduit sur des bancs de graviers, entre mai et juillet. La ponte peut se dérouler en pleine eau ; elle peut être également fractionnée et avoir lieu au printemps en été ou en automne.


Régime alimentaire

Il mange des vers, mollusques, larves d'insectes, œufs et petits poissons. Il trouve son repas en fouillant le sable et en retournant les cailloux.


Statut et répartition

Il vit dans le Nord de l'Espagne, le sud de la France, au nord de la Grèce. En France, il vit en Provence, Cévennes, Alpes-Maritimes et Var, plutôt dans les cours supérieurs des cours d'eau.


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