arbre1.jpgcormo1.jpgcormo2.jpgcormo3.jpgcormo4.jpgdiapo1.jpgdiapo2.jpgdiapo3.jpgdiapo4.jpgdoubs1.jpgdoubs2.jpgdoubs3.jpgdoubs4.jpgdoubs5.jpgloue1.jpgloue2.jpgloue3.jpgloue4.jpgneige1.jpg

Truite Fario

 

La Salmo trutta fario L. appartient à la famille des salmonidés.


Description

La truite a le corps rond et fuselé des nageurs rapides. Elle est pourvue comme tous les salmonidés d’une petite nageoire adipeuse située entre la nageoire dorsale et la nageoire caudale. La robe de la truite varie en fonction du sexe, de l’âge et de l’habitat du poisson. Sa couleur est le plus souvent brillante, argentée. Le dos et les flancs sont parsemés de taches colorées (rouge-orangé). La truite dépasse rarement les 50 cm en rivière.


Habitat

La truite vit dans le cours supérieur des rivières là où le courant est rapide, l’eau fraîche (inférieure en moyenne à 20° c en été) et riche en oxygène. La truite est paradoxale car cette vagabonde est aussi pantouflarde et vit à poste presque fixe ! En moyenne la truite reste postée, immobile, pendant 86 % de son temps. Elle nage dans le courant moins de 1 % du temps. Ce comportement est expliqué par le souci d’économiser de l’énergie.

Les postes de la truite sont précis de quelques centimètres voire millimètres, pour se maintenir avec précaution dans les veines de courant faible. Elle vit ainsi dans les eaux rapides mais à l’abri du courant.


Moeurs

La truite fario vit dans les eaux vives, froides et bien oxygénées. On la trouve ainsi dans les secteurs amont des rivières.

Elle possède généralement cinq à sept postes, parmi lesquels l’un est souvent préféré. Ce dernier est choisi pour deux raisons majeures :
. un endroit assez dégagé pour voir ce que le courant transporte,
. Suffisamment abrité du courant pour n’avoir à dépenser qu’un minimum d’énergie, car pour elle la loi du moindre effort est vital !

La truite fario est mature dès l’âge de 2 ans et peut atteindre une quinzaine d’années.

La reproduction se déroule en hiver. Les adultes migrent vers les zones de frai qui se situent en amont des rivières. Quelques centaines ou milliers d’oeufs sont pondus parmi les graviers de la frayère. Relativement gros, leur développement dure environ 400 degrés-jours (par exemple 40 jours à 10° C).

Après éclosion, les alevins restent à proximité de la frayère jusqu’à l’épuisement de leurs réserves de nourriture situées dans la vésicule vitelline. Ils se disputeront ensuite de petits territoires. Beaucoup descendent le cours d’eau, à la recherche d’une « situation ». Cette migration peuplera la rivière plus en aval. Elle fournira au passage une nourriture appréciée par les vairons, les chabots... et les truites des générations précédentes ! A peine 10 % survivront à ces premiers mois difficiles.


Régime alimentaire

La truite est un carnassier très vorace quand elle a décidé de se nourrir. Son menu est différent suivant les saisons et l'état des eaux. Les invertébrées tels que des petits mollusques ou encore des crustacés ex : (gammares, écrevisses, aselles) et insectes volants sont l’essentiel de son menu. Cependant elle est friande tout particulièrement d’alevins et de petits cyprinidés tel que le vairon. Certaines truites présentent une belle chair rose appelée truite saumonée cela provient d'un colorant naturel appelé «le carotène» que l'on trouve dans le phytoplancton que les crustacés et les insectes consomment.


Statut et répartition

On la trouve dans des eaux très riches en oxygène, de 9,5 mg d'oxygène par litre d'eau, soit 7 cm3 par litre, pour cela la température de l'eau ne doit pas dépasser les 16°c dans des eaux calmes, mais elle peut supporter une température de 18 à 20°c dans des eaux courantes, au-delà elle peut souffrir de mal nutrition et meurt quand la température dépasse les 25°c.


Le saviez-vous ?

La zone des sources est courante et fraîche, hostile aux poissons les plus communs. Pour y vivre, la truite est dotée d’options exceptionnelles : le corps est fuselé pour fendre l’eau. Dynamique, elle joue avec les contre-courants pour se maintenir sur place sans effort et reste ainsi immobile, 90 % se son temps. Ses oeufs sont protégés du courant et des prédateurs dans un lit de gravier. Ils sont de grosse taille et donc peu nombreux pour que les alevins soient moins fragiles. C’est à ce prix que la belle fait face aux crues d’hiver qui la débarrassent des concurrents moins résistants.


Commentaire de la Gaule du Bas Jura

Fin septembre et octobre 2011, la GAULE DU BAS JURA a introduit dans la rivière LA LOUE et pour partie dans la rivière CUISANCE 262 truites géniteurs FARIO ( 1/3 de mâle et 2/3 de femelle) pour 333kg. Ces poissons ont été bagués sur la nageoire dorsale. Des récompenses seront attribuées par tirage au sort aux pêcheurs qui auront déclarés leur prise chez nos dépositaires en indicant les n° de bagues, mensurations, poids et lieu de prise. 

Des empoissonnements identiques ont été réalisés les années précédentes avec pour résultat le constat de la présence de truitelles chaque année suite aux pêches d'inventaires réalisées.

< Retour au sommaire >