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Vairon

 

Le Phoxinus phoxinus appartient à la famille des Cyprinidés.


Description

Diablotin de nos ruisseaux, le vairon est élancé et possède un fin pédoncule caudal. Les flancs sont marqués d’une série de taches, les écailles sont minuscules. Au printemps, le mâle se pare de superbes couleurs : jaunes, vertes, et même rouges sur le ventre. Serait-ce pour se parer ainsi que les vieilles femelles changent parfois de sexe et deviennent des mâles... Record de taille : 14 cm... Après tout, c’est encore un géant à côté de Pandaka pygmaea, aux Philippines, qui mesure 12 mm maxi !


Habitat

Dans toute la France, il accompagne les truites dans les rivières et les lacs aux eaux fraîches. Très vif, il vit en bandes, souvent nombreuses, parfois avec de jeunes truitelles de même taille.


Moeurs

Grégaire, le vairon forme plusieurs groupements contenant des individus sensiblement de même taille. L’odorat du vairon est très sensible. L’odeur exhalée par les cellules profondes de la peau d’un vairon blessé, provoque une agitation profitable à ses congénères. Le mucus de la peau secrètent des odeurs qui attirent les autres et maintiennent le banc.

La maturité sexuelle du vairon est atteinte à l’âge de 2 à 3 ans. Le frai se déroule de mai à juillet en eau peu profonde sur des fonds caillouteux ou sablonneux bien oxygénés. Chaque femelle dépose en plusieurs fois, 200 à 1000 ovules d’un diamètre de 0,45 mm, qui adhèrent aux galets. Aussitôt fécondé, la durée d’incubation dure de 5 à 10 jours. Les mâles se parent d’une robe verdâtre sur les flancs et d’un rouge éclatant sur les nageoires pectorales, pelviennes et anales ainsi que sous le ventre et le bord des lèvres. La tête porte des tubercules nuptiaux bien visible.


Régime alimentaire

Il se nourrit d’abord de petits invertébrés aquatiques : crustacés comme les gammares, larves d’insectes, etc. Il moucheronne les diptères chironomes et de petites éphémères. Il broute aussi des végétaux et quelques algues. Et à l’occasion, il gobe quelques oeufs de poissons.


Statut et répartition

On le rencontre aussi bien en rivière de plaine riche en oxygène qu’en torrents et lacs de hautes altitudes en montagne. Le vairon affectionne les fonds de sables et de graviers avec ou sans la présence d’herbiers. Le vairon est présent dans toute l'Europe, sauf en Espagne, le sud de l’Italie et le nord de la Scandinavie. En France, il avait disparu dans plusieurs de nos cours d'eau à cause de la pollution.


Le saviez-vous ?

Le «nez» du vairon est plus sensible que le nôtre pour beaucoup de produits, car les odeurs ont une importance vitale pour lui. L’odeur d’alarme, émise par les cellules profondes de la peau d’un vairon blessé, sème une panique salutaire pour tout le banc. Les cellules superficielles sécrètent au contraire des odeurs qui les attirent et maintiennent la cohésion du banc.

Selon des tests récents, le vairon possède un sens du goût plus sensible que nous. Il détecte l’amertume de la quinine à un taux 24 fois plus faible que l’homme. Pour le sucré aussi, c’est un fin palais : il perçoit la saccharine à 0,7 milligramme par litre, au lieu de 0,1 g par litre pour nous.


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