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Chevesne

 

Leuciscus cephalus appartient à la famille des Cyprinidés.


Description

La silhouette du chevesne, ou chevaine, ou encore meunier, alias Leuciscus cephalus, est puissante. Ce cyprinidé, fusiforme et de section ronde, a une tête massive et une bouche large aux lèvres épaisses.

Signe particulier : les écailles, grandes, sont bordées d’un liséré noir.

Dans le Sud-Ouest, une variété cohabite avec le chevesne ordinaire : plus petite et de silhouette plus fine, elle présente des taches noires qui lui ont donné le nom de chevaine truité (L. cephalus cabeda).


Habitat

C’est un poisson qui se plaît surtout en secteurs rapides, depuis les rivières à truite jusqu’aux embouchures. Il est présent à travers toute la France, à l’exception du Finistère. On le trouve quelquefois en lac ou en étang et, dans les pays nordiques, il s’aventure même dans les eaux saumâtres de la Baltique.


Moeurs

Toujours en activité dans les eaux rapides, vif et agile, le chevesne - ou chevaine - montre de l’appétit en toute saison. Et il s’intéresse vraiment à tout ce qui se présente. Sa pêche est des plus agréables...dommage que sa chair ne soit pas à la hauteur !

Les belles prises peuvent dépasser 30 cm de long. Quant aux records, ils atteignent 60 à 80 cm pour 3 kg, voire plus.

Les chevesnes vivent en bandes, souvent nombreuses et en surface, en compagnie d’ablettes et de vandoises. Ils se tiennent sur le qui-vive : toujours à l’affût, mais prêts à fuir à la moindre alerte.

Les femelles vivent plus longtemps que les mâles. A âge égal, elles sont plus grosses que leurs compagnons. Malgré le stress du frai, leur croissance demeure plus forte. Lors d’une recherche menée dans la Seine, on a constaté que les plus vieux mâles atteignaient 12 ans et le poids de 1400 g. Les femelles restaient encore nombreuses à vivre jusqu’à 15 ans en atteignant 40 et même 50 cm de long pour 1800 g. Comme pour beaucoup de poissons, les plus belles prises sont donc des femelles.

Les femelles atteignent leur maturité sexuelle un an plus tard que les mâles, à l’âge de 3 ou 4 ans.

Lorsque la température de l’eau atteint au moins 15°C, en principe entre avril et juin, les adultes se retrouvent dans des eaux peu profondes et calmes pour frayer. Au cours d’ébats bruyants, chaque femelle pond 100 000 à 200 000 oeufs poisseux qui vont se coller à tous les supports. L’espèce s’hybride parfois avec la vandoise - voire l’ablette - ce qui donne des poissons aux allures intermédiaires pas toujours faciles à identifier.


Régime alimentaire

C’est notre poisson le plus omnivore. Il se nourrit de tout ce qui peut se manger : végétation comme les mousses, débris végétaux et animaux, invertébrés aquatiques variés, insectes ailés aériens ou tombés des berges, graines et fruits en provenance des plantes riveraines, etc.

Les plus gros n’hésitent pas à capturer des petits poissons ou même des grenouilles.


Statut et répartition

Le chevesne a une aire de répartition très large sur le continent euro-asiatique. Il est autochtone en France et est présent dans toutes les régions en pointe de Bretagne et en Corse. Dans le midi il est essentiellement représenté par la variété Leuciscus cephalus cabeda. Si le Chevesne est considéré comme un Cyprinidé d'eau vive, il apprécie aussi les eaux des rivières lentes, bordées d'arbres, avec des herbiers. Il aime les eaux réchauffées notamment à proximité de certaines centrales, ce qui n'empêche nullement de le trouver dans des eaux plus fraîches de certains lacs.


Le saviez-vous ?

Le chevesne est bien plus trapu que la vandoise. Sa tête et sa bouche sont plus larges. La queue est moins échancrée.

La nageoire anale a le bord postérieur convexe au lieu d’être concave. Les écailles sont bordées de sombre, donnant à la robe l’aspect réticulé.


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